Cher Hugo,
Je ne te connais pas encore. J'ai juste vu quelques photos de toi. Pourtant il ne se passe pas une journée sans que mes pensées te regardent. Je me rends compte, grâce à toi, que ce qui est important dans la vie, ce n'est pas d'avoir une grande maison, une belle voiture, une télé qui déchire ou un job à cinq minutes de chez soi. On se prélasse dans une existence matérialiste où nous passons notre temps à râler pour avoir plus sans savoir que nous avons déjà tant. Toi tu n'as pas encore tout ça. Pire. Tu n'as même pas l'essentiel. La santé. Tu n'as pas encore un mois que tu te bats déjà avec courage contre la maladie. Prématuré, tu as eu envie de goûter à la vie avec 8 semaines d'avance. Et c'est cette même vie, injuste et cruelle comme elle sait l'être, qui t'impose ton premier lot de souffrance. Un cadeau de bienvenue dont tu te serais bien passé mais que tu affrontes avec détermination. Tu n'es pas rancunier car tu pourrais lui en vouloir à cette vie dont tu ne connais finalement que le sourire et la voix de tes parents et de quelques proches. Mais cela suffit à te donner envie de te battre. Pour eux. Avec eux. Tu dois sentir tout cet amour. Le leur. Le nôtre. Le mien. Je me surprends même à prier un Dieu auquel je ne crois pas. Auquel je n'ai jamais cru. Aucun Dieu ne pourrait infliger ça à un nourrisson et à ses parents. Nul ne le mérite. Vous, encore moins.
Alors continue beau gosse à nous donner cette leçon de vie et n'oublie pas que j'ai deux merveilleuses fées à te présenter (bon elles sont un peu plus vieilles et un tantinet caractérielles mais au demeurant très gentilles).
Embrasse Karine et Guillaume pour moi et ne baisse pas les bras car les miens t'attendent.
Je ne te connais pas encore. J'ai juste vu quelques photos de toi. Pourtant il ne se passe pas une journée sans que mes pensées te regardent. Je me rends compte, grâce à toi, que ce qui est important dans la vie, ce n'est pas d'avoir une grande maison, une belle voiture, une télé qui déchire ou un job à cinq minutes de chez soi. On se prélasse dans une existence matérialiste où nous passons notre temps à râler pour avoir plus sans savoir que nous avons déjà tant. Toi tu n'as pas encore tout ça. Pire. Tu n'as même pas l'essentiel. La santé. Tu n'as pas encore un mois que tu te bats déjà avec courage contre la maladie. Prématuré, tu as eu envie de goûter à la vie avec 8 semaines d'avance. Et c'est cette même vie, injuste et cruelle comme elle sait l'être, qui t'impose ton premier lot de souffrance. Un cadeau de bienvenue dont tu te serais bien passé mais que tu affrontes avec détermination. Tu n'es pas rancunier car tu pourrais lui en vouloir à cette vie dont tu ne connais finalement que le sourire et la voix de tes parents et de quelques proches. Mais cela suffit à te donner envie de te battre. Pour eux. Avec eux. Tu dois sentir tout cet amour. Le leur. Le nôtre. Le mien. Je me surprends même à prier un Dieu auquel je ne crois pas. Auquel je n'ai jamais cru. Aucun Dieu ne pourrait infliger ça à un nourrisson et à ses parents. Nul ne le mérite. Vous, encore moins.
Alors continue beau gosse à nous donner cette leçon de vie et n'oublie pas que j'ai deux merveilleuses fées à te présenter (bon elles sont un peu plus vieilles et un tantinet caractérielles mais au demeurant très gentilles).
Embrasse Karine et Guillaume pour moi et ne baisse pas les bras car les miens t'attendent.
2 commentaires:
Tres beau texte... Ne perdez pas espoir!
Ce texte est superbement bien écrit, comme les autres textes, d'ailleurs... Courage aux parents, en espérant que ce petit bout soit heureux toute sa vie.
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